Chantiers sur tous les fronts !

Aïe, aïe, aïe, les semaines filent à grande vitesse et voilà plus de deux mois que nous n’avons pas publié d’article sur les travaux. Pourtant, ils avancent, pas toujours aussi vite qu’on le souhaiterait certes, mais il faut dire que nous avons dû nous attaquer à plusieurs chantiers en même temps.  Les travaux se concentrent toujours à l’étage, dans l’ancien « studio » qui devrait bientôt devenir nos futurs appartements, et de fil en aiguille, nous voilà à la tête d’une entreprise générale en bâtiment !!

Pour résumer, une belle réaction en chaîne : réfléchir à l’implantation de l’électricité -> retirer tout le plancher dans les combles et le plafond dans le garage pour recenser les réseaux existants -> installer un tableau électrique digne de ce nom -> se dire que sans le plancher, on devrait en profiter pour nettoyer et traiter toutes les poutres à l’anti-xylophages -> passer à travers le plancher -> se dire aussi que c’est l’occasion où jamais d’isoler comme il se doit les combles -> en profiter pour faire tomber les dernières cloisons maintenues notamment par le plafond -> faire des saignées dans les murs pour tirer les gaines électriques -> reboucher les saignées au plâtre -> en profiter pour boucher une ouverture inutile -> etc. Bref, nous sommes tour à tour électriciens, spécialistes du traitement des nuisibles, plâtriers, plaquistes, chauffagistes et j’en passe !

Dans le détail et avec quelques illustrations, la réflexion sur l’implantation électrique des futures pièces à vivre a démarré fin août. Nous aurions pu nous débrouiller avec les réseaux existants mais ils n’étaient pas du tout aux normes. Et l’avantage en repartant de zéro, c’est que nous pouvons faire ce que nous voulons ! Histoire d’être tranquilles, nous avons opté pour le passage des gaines dans les murs, ce qui implique des saignées : autant dans la brique des cloisons, aucun souci, autant dans les murs en pierre, la tâche s’est avérée beaucoup plus physique… et poussiéreuse !

Saignées poussière

Nos saignées ressembleraient presque à de l'art contemporain.

Nos saignées ressembleraient presque à de l’art contemporain.

En parallèle, nous avons du monter un tableau électrique, pour le coup inexistant dans la maison. Nous avons choisi de le planquer dans ce qui nous sert actuellement de buanderie et de toilettes, au niveau du garage, contre le mur porteur qui traverse la maison. Ainsi, l’emplacement est central et ce mur ne risque pas de bouger !

Installation tableau électrique

A partir de là, nous avons tiré les gaines pour les prises électriques, l’éclairage et les réseaux, qui courent le long du plafond dans le garage, débouchent par le sol dans la future pièce à vivre et repassent par les combles pour celles concernant l’éclairage.

Ceci est un dévidoir à fil électriques... fait maison !

Ceci est un dévidoir à fils électriques… fait maison !

Arrivée fils côté salon 1

Arrivée fils côté salon 2

Denis s’est débrouillé comme un chef (j’avoue, sur ce coup là, je n’ai pas été d’une grande utilité !). Pour le moment, les quelques fils déjà câblés fonctionnent parfaitement, rien ne disjoncte et la maison n’a pas pris feu ! Et il est particulièrement fier du câblage en « va et vient » des deux ampoules en place au chantier, qui nous permettent, en cas de très grande motivation, de continuer à travailler le soir !

Câbler les fils, c’est une chose, mais il faut ensuite reboucher les saignées. Et pour le moment, le plâtre, on ne maîtrise pas trop. Heureusement, Jean-François (le papa de Denis) nous a pas mal aidés, parce que sinon, on aurait plus étalé de plâtre par terre que sur les murs !

Jean-François, plâtrier en chef !

Jean-François, plâtrier en chef !

Toujours côté plâtre, il nous a aussi filé un sacré coup de main pour reboucher l’ouverture entre ce qui était la salle de bain et ce qui sera la pièce à vivre.

La fameuse ouverture à reboucher

La fameuse ouverture à reboucher

Rebouchée mais pas encore plâtrée

Rebouchée mais pas encore plâtrée

Denis, apprenti plâtrier (il n'a pas encore obtenu le diplôme !)

Denis, apprenti plâtrier

Mais il maîtrise sans aucun problème le ponçage, surtout avec sa super ponceuse girafe !

Mais il maîtrise sans aucun problème le ponçage, surtout avec sa super ponceuse girafe !

Comme évoqué plus haut, nous avons profité de l’ouverture du plancher des combles pour nettoyer les poutres et surtout les traiter contre les capricornes et les vrillettes. C’est franchement pas le boulot le plus intéressant et c’était surtout épuisant, car nous devions travailler en équilibre sur les poutres et complètement recroquevillés sous la pente du toit, contre les murs. Mais c’était nécessaire pour éradiquer ces petits insectes qui font du bois leur festin et qui peuvent mettre en péril la structure de la maison si on ne fait rien. Bien que nous n’ayons pas trouvé de bêbêtes vivantes, certaines poutres étaient vraiment très attaquées (attaque qui remontait vraisemblablement à plusieurs années).

L’œuvre des capricornes

L’œuvre des capricornes

Nous les avons donc toutes nettoyées à la brosse métallique (montée sur la perceuse, c’est super efficace !) et enlevé toute la sciure restée à l’intérieur, pour pouvoir injecter l’insecticide en profondeur, dans le bois encore sain.

Nettoyage des poutres 1

Nettoyage des poutres 2

Afin d’être tranquilles pour les quelques décennies qui viennent, nous avons badigeonné deux couches en surface, complétées par cette injection interne. Nous avons réalisé la première couche au pinceau et Denis a ensuite pu tester le pistolet à peinture acheté d’occas’, pour la deuxième couche et l’injection, Pour cette dernière étape, nous avions préalablement plantés des injecteurs tous les 40 cm environ. Je n’ai pas pu constater l’efficacité de l’outil, dans cette utilisation détournée, puisqu’il l’a fait pendant ses jours de congés. Ce qui explique également qu’il n’existe aucune photo de lui en panoplie obligatoire quand on pulvérise de l’insecticide : « masque à gaz – combi blanche intégrale – lunettes – gants ». Je le soupçonne d’ailleurs d’avoir fait exprès de réaliser ça en mon absence !

Le masque à gaz, équipement indispensable pour badigeonner de l'insecticide

Le masque à gaz, équipement indispensable pour badigeonner de l’insecticide

Sans plancher, nous avions également un meilleur aperçu des fixations de la cloison en bois dans le plafond, qu’il nous restait à abattre entre la pièce en travaux et le couloir en face de notre chambre. Nous l’avions jusqu’à maintenant laissée pour se protéger de la poussière, mais nous avons dû nous résoudre à l’enlever avant de remettre le plancher dans les combles. L’ancien propriétaire était vraiment un dingue des fixations en tout genre et dans tous les sens : des clous, des vis, des chevilles, des équerres métalliques… Ah c’est sûr que sans notre intervention, cette cloison ne serait jamais tombée d’elle-même ! Avant de la remplacer par une bâche, pour toujours bien délimiter la zone du chantier de celle où l’on habite actuellement, nous avons eu un bel aperçu de ce que sera notre espace de vie.

Obligé d'employer les grands moyens !

Obligé d’employer les grands moyens !

Un panneau en moins !

Un panneau en moins !

Deux panneaux en moins !

Deux panneaux en moins ! Avec la porte de notre chambre au fond.

L'ancien proprio s'était certainement donné beaucoup de mal pour monter cette colonne semi-arrondie. Autant que nous pour la démonter finalement !

L’ancien proprio s’était certainement donné beaucoup de mal pour monter cette colonne semi-arrondie. Autant que nous pour la démonter finalement !

Vue depuis l'entrée de la pièce de vie

Vue depuis l’entrée de la pièce de vie, avec la porte de notre salle de bain actuelle au fond et les escaliers sur la gauche.

Vue dans l'autre, avec la porte de l'ancien labo photo et notre futur salon

Vue dans l’autre, avec la porte de l’ancien labo photo et notre futur salon

L’étape suivante : la laine de verre qui gratte, mais qui isole ! Il faudra évidemment compléter par une isolation du toit, mais pour le moment, on se contentera des 20 cm d’épaisseur de la laine de verre. Pour faciliter la pose, nous avons retiré toutes les planches et traverses, qui ne servaient qu’à maintenir le plancher (nous l’avons refixé avec des liteaux, voir plus bas). Nous avons ainsi libéré des espaces plus grands, évitant de faire trop de coupes dans la laine de verre.

Quelques coupes nécessaires tout de même

Quelques coupes nécessaires tout de même

Une fois déroulée, nous avons pu remettre le plancher, sur des liteaux donc. Le plancher initial avait en effet un décalage au centre des combles, induisant une petite marche peu pratique. Les liteaux nous ont donc permis de rééquilibrer l’ensemble pour obtenir un sol plat. Et comme Denis avait pris soin de numéroter les planches avant de les retirer, cette phase est allée assez vite.

Du bon boulot !

Du bon boulot !

En complément, nous avons également rebouché le plancher au niveau des sous-pentes. Il n’y avait rien à cet endroit là, nous avons donc acheté des dalles OSB, bien pratiques pour gagner en surface de rangement !

Rangement combles

Nous n’avons terminé qu’une partie des combles pour le moment, mais c’est tout de suite plus simple de se déplacer sur un plancher, plutôt que sur des poutres !

Et pour finir, un petit bonus qui nous sort un peu des travaux et qui fait plaisir à admirer  :

Au-dessus des nuages

Au-dessus des nuages

Lever de soleil version savane africaine

Lever de soleil version savane africaine

Et le plus contrasté pour la fin

Et le plus contrasté pour la fin

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