Patience est mère de sûreté

Dans les faits, nous n’avons même pas attendu le compromis pour retourner dans la maison. Les proprios étaient prêts à nous laisser un jeu de clés dès notre rencontre du 10 janvier. Nous n’avons pas voulu, par sécurité, mais dès que nous le souhaitons, nous pouvons les récupérer auprès de l’agence. Nous ne nous privons pas et en profitons les dimanches de janvier pour aller mesurer chaque pièce, en long, en large, en travers, en diagonale, en hauteur ! Nous repérons aussi une infiltration d’eau dans la cave, un jour de pluie, à cause d’un branchement de descente de chéneaux cassé. Après concertation, par l’intermédiaire de l’agence, avec les L., ils nous laissent le soin de réparer, ce que nous faisons le dimanche 2 février.

Nous avons bien fait de ne pas attendre la signature du compromis, sinon, nous aurions pu retrouver une cave complètement inondée ! Nous espérions au départ pouvoir le signer le 31 janvier, mais la notaire a eu du mal à obtenir les procurations des vendeurs (deux des sœurs habitent en région parisienne et ne pouvaient pas se déplacer à Clermont pour le compromis) en temps et en heure. Une deuxième date est calée pour le vendredi 7 février, nous croyons tenir le bon bout. C’était sans compter un projet de compromis reçu le jeudi 6, truffé de fautes. Nous remarquons notamment une erreur au niveau du descriptif de l’assainissement, ou tout du moins une imprécision. Ainsi, le compromis fait mention d’un raccordement complet et conforme au réseau d’assainissement communal. Toutefois, après avoir passé quelques après-midi dans la maison, nous avons un doute que nous aimerions beaucoup lever, concernant une deuxième fosse septique à l’est de la maison, qui ne semble pas reliée. Nous faisons part de nos diverses remarques à l’agence (qui nous sert toujours d’intermédiaire), qui les fait remonter à la notaire. Ces infos au sujet de l’assainissement la font tiquer et nous voilà partis dans un dédale kafkaïen ! Le rendez-vous du vendredi est reporté, pour laisser le temps de faire les vérifications nécessaires.

Le SPANC est censé intervenir, puisque nous nous trouvons peut-être dans un cas d’assainissement non collectif (au moins en partie). A priori, il est aussi nécessaire d’obtenir des documents qui certifient la partie raccordée, de la part de la mairie de la Roche-Blanche. L’agence nous parle même de la Lyonnaise des eaux ! Tout ça semble bien compliqué et l’agence commence un peu à tout mélanger. Mme L. tente d’y mettre du sien, mais n’obtient rien de mieux ! Rien n’est clair, nous perdons un temps fou à essayer de savoir ce qui est vraiment obligatoire et attendu de la part de la notaire. Au final, rien ne bouge vraiment et Denis décide de prendre les choses en main. Entre le 11 et le 13 février, il contacte lui-même la notaire, puis le SPANC (qui n’a pas voulu se déplacer après l’appel de l’agence). Après avoir compris de quoi il retournait (le SPANC ne pouvant intervenir puisque l’assainissement est en partie collectif), il contacte M. B. (adjoint à l’urbanisme de la mairie) le lundi suivant (17/02) et réussit à obtenir un rendez-vous le jour même pour constater tout ça sur place, ensemble. Chose que l’agence n’avait pas réussi à faire, certifiant que personne de la mairie ne se déplacerait…

L’ « état des lieux » de l’assainissement est concluant. Nous avons au moins la certitude qu’une des fosses septiques est reliée au tout-à-l’égout, en bas du terrain (il aura quand même fallu, à Denis et M. B., soulever pas moins de cinq regards dans la rue, pour trouver le bon !). Nous savons aussi que ce raccordement n’est toutefois pas conforme puisqu’il ne court-circuite pas la fosse septique. Ces informations devraient suffire à la notaire et débloquer la situation. Nous en informons l’agence le soir même et comptons sur elle pour reprendre le relai et contact avec la notaire, non sans avoir évoqué une éventuelle ristourne sur les frais d’agence. Nous nous repenchons sur nos agendas, certains que le compromis sera signé incessamment sous peu.

Que nenni, nous recevons un mail de l’agence le 19, selon lequel la notaire ne veut rien signer avant régularisation de l’assainissement. Il faudrait vider la fosse septique isolée et faire le raccordement à l’assainissement collectif. Les propriétaires sont d’accord pour participer à hauteur de la moitié de la facture totale. Denis se renseigne auprès de Vincent (son frère). Il semblerait que cela tourne autour de 400 €. On est prêt à participer à la moitié des frais, à hauteur maxi de 250 €. Nous prenons notre mal en patience et attendons le devis de la SAVAC.

Il n’arrive pas mais l’agence nous rappelle le 20 au soir. Grand branle-bas de combat, elle a vu dans la journée un autre notaire (pour la vente d’un autre bien) à qui elle a parlé de notre affaire. Il lui explique que notre notaire est incompétente et qu’il serait bon d’en changer… Mouais… Elle a déjà contacté les vendeurs, qui semblent prêts à trouver un autre notaire. Nous, ça nous enchante moyen, nous n’avons pas l’impression que le problème vienne de là et Denis y voit plutôt la preuve que la notaire travaille dans notre sens, puisque nous lui avions demandé que tout soit réglo niveau assainissement. Moi je suis surtout énervée et quelque peu découragée ! Il la recontacte à la première heure le vendredi. La notaire lui explique qu’elle a reçu le matin même le document attendu de la mairie et que tout est OK. Le compromis peut enfin être envisagé, et nous pourrons y ajouter une clause concernant la vidange des fosses septiques (partage des frais). Denis prend également soin d’appeler en direct Mme L.. Elle lui confirme que l’idée de changer de notaire ne l’enchante guère également. Nous en informons l’agence. Tout semble s’éclaircir : on obtient un RDV pour la signature du compromis le jeudi 27 février.

Nous profitons du relatif beau temps du week-end du 22/23 février pour retourner à la maison et faire nos propres investigations (jamais aussi bien servi que par soi-même, on vous dit !). Nous réussissons à ouvrir la marche de l’escalier sous laquelle se trouve la fosse extérieure, puis la dalle qui la ferme. Et nous découvrons qu’elle est bien pleine ! Beurk ! Après divers tests, il semble que seul le WC de la partie la plus récente arrive dans cette fosse. Le reste est relié à la fosse de la cave (qu’il faudra à terme court-circuiter, mais dont nous sommes sûrs qu’elle est raccordée au tout-à-l’égout). Nos sondages se poursuivent en bas des escaliers extérieurs, où nous creusons pour suivre le tuyau. Nous tombons sur un regard, qui nous permet de comprendre un peu mieux l’ensemble, mais toujours aucune certitude que cette partie rejoint l’autre. Après plusieurs trous et tranchées, nous pouvons enfin conclure que tout est raccordé jusqu’au tout-à-l’égout… et que les tuyaux semblent sacrément bouchés ! L’eau que nous balançons pour tester ne s’écoule qu’en un mince filet…. Conclusion : nous sommes plutôt rassurés, mais l’intervention de la SAVAC (ou autre de ce genre) sera essentielle pour vidanger les deux fosses septiques et déboucher les tuyaux, si nous voulons un assainissement conforme et optimal.

Finalement, nous avons perdu un bon mois avec cette histoire, mais nous arrivons à la signature du compromis le 27 février en sachant exactement ce pour quoi nous nous engageons. Le rendez-vous est un peu tendu, la notaire montrant clairement qu’elle ne porte pas l’agence dans son cœur et qu’elle n’a pas spécialement apprécié la façon dont se sont déroulées les choses ! Mais elle est clairement de notre côté et fait en sorte que le partage des frais pour la vidange des deux fosses septiques et le curage des tuyaux, à réaliser avant la vente définitive, soit noté noir sur blanc dans le compromis. Une bonne chose d’acquise, tout comme la ristourne de 500 € sur les frais d’agence !

Publicités

4 réflexions au sujet de « Patience est mère de sûreté »

      • Oui, j’avais communiqué les infos à Denis. J’ai un ancien collègue qui effectue justement ce genre de prestation qui avait l’air sur de lui : lors d’une vente, le propriétaire serait tenu de faire vidanger les fosses, et ce à sa charge, mais bon il se trompe peut être…

  1. Les frais de vidange de fosse sont à la charge du vendeur si l’assainissement est non collectif. Ce n’est pas le cas ici, puisque le raccordement au tout-à-l’égout est bien fait, il n’est juste pas conforme !

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s